INSPIRATIONS
ANALYSE DE PRÉCÉDENTS 

Qu’est-ce que le Cities and Environment Unit?

 

Cities and Environment Unit est un groupe de recherche de la Faculté d’architecture et d’aménagement de la Dalhousie University d’Halifax. Le groupe s’intéresse à l’action et à l’application de la planification communautaire.

 

Qu’est-ce qu’ils font?

 

Le groupe de recherche participe à la création de plans communautaires et des projets de planification communautaire à toutes les échelles. Ces plans tiennent compte de tous les aspects des communautés, y compris: le développement économique, le logement, l'environnement, la santé, l'éducation, la culture, la gouvernance et les types de peuplement.

 

Par le processus de planification communautaire, ils souhaitent générer de nouvelles connaissances, approches et outils pour la conception de la communauté. Par leurs expériences, ils créent des outils de planification et des approches pour une large diffusion et utilisation. Ils s’efforcent de concevoir de nouvelles approches de la planification pour la rendre plus largement comprise et pratiquée.

 

Quels sont leurs objectifs?

 

Par ce processus, ils souhaitent inspirer les communautés à devenir d'excellents endroits pour vivre. La sensibilisation de la communauté et des évènements de participation du public servira ainsi à accroitre la sensibilisation de la planification et à inspirer les citoyens à participer à l'élaboration de leurs communautés.

 

PROCESSUS DE PLANIFICATION COMMUNAUTAIRE //
LE CAS DU CITIES AND ENVIRONMENT UNIT, DALHOUSIE UNIVERSITY

Pourquoi un projet pour les premières nations?

 

- Ils manquent d’exemples locaux démontrant que la planification communautaire fait une différence;

- Ils ont peu de compétences locales pour amorcer, diriger et appuyer les efforts de planification;

- Ils n’ont pas de ressources et de capacité technologique au niveau local; et

- Ils sont peu sensibilisés en matière de planification globale.

 

Le projet de recherche plus spécifiquement étudié ici est l’aboutissement d’une méthode de planification communautaire. La mise en place de cette méthode a débuté en 2000 suite à la consultation et au travail collaboratif dans deux communautés. Cette méthode a par la suite été testée dans trois communautés de l’Atlantique qui a permis de la réviser et d’en émettre une deuxième version.

 

Le projet de recherche présenté c’est tenu de 2005 à 2011 et utilise la deuxième version du modèle de planification de la CEU.

Le projet s’est déroulé en 3 phases de 2005 à 2006, quatre collectivités ont été impliquées. De 2007 à 2008, quatre nouvelles collectivités ont entamé le processus et finalement de 2008 à 2009, trois collectivités se sont jointes.

 

«Lorsque le projet pilote a été lancé, les collectivités de la phase 1 devaient recevoir du soutien pendant trois ans. Toutefois, ces dernières ont demandé – et obtenu – un financement continu pour appuyer la mise en œuvre de leurs plans. Ainsi, à mesure que d’autres Premières nations se sont jointes au projet, les collectivités ayant participé aux premières phases ont continué à recevoir du soutien et ont agi comme mentors pour les collectivités nouvelles venues. Des onze collectivités qui ont participé au projet pilote, dix y étaient toujours actives lorsqu’il a pris fin, en mars 2011.» (Ministère des affaires autochtones et développement du nord (AADN))

 

Ainsi, la formule s’est adaptée en cours de route. Lorsque la phase 2 a commencé en 2008, un plan de mentorat et un réseau de planification des premières nations ont été mis en place.

La caractéristique première de cette méthode de consultation est qu’elle est basée sur la communauté.

 

Les quatre principaux principes de compréhension du Community-based planning:

1- Le plan vient de la communauté : les visions, stratégies, projets et initiatives sont basés sur les aspirations, les valeurs, les ressources, le potentiel et les membres;

2- Le plan appartient à la communauté : Il est compris, accepté et défendu par les membres de la communauté;

3- Le plan inspire et motive ; Il est inclusif et engageant des membres de la communauté.

4- Le plan est holistique : Il doit comprendre et connecter tous les aspects de la communauté.

 

On constate au travers chacun des livres qu’il y a parité entre les membres de la communauté et ceux de l’université.

 

Dans la première phase, la planification se fait par 6 workshops dans chacune des communautés en plus de quatre sessions de formation de groupe. Ces sessions de formation visent à en apprendre sur le processus de planification et les actions possibles au niveau fédéral pour s’assurer du succès du projet. Elles visent à bâtir la capacité de travailler avec les communautés pour le gouvernement et l’inverse pour les communautés.

 

Deux sessions de réseautage inter-communauté se sont ajoutées à la deuxième phase du projet. En plus des workshops dans chacune des communautés, ces sessions de réseautage visent à  permettre aux communautés de se rencontrer et de développer des stratégies, des connexions et des capacités de construction à l’échelle du territoire.

 

Un Champion du plan est nommé dans chacune des communautés. Cette personne est rémunérée et devient le porteur du plan au sein de sa collectivité. Elle motive les gens à participer au processus de planification et s’assure du suivi du plan et de la réalisation des actions.  

 

À chacune des étapes qui se terminent, la communauté est informée par des posters qui sont distribués dans la communauté. 

Cowessess est une communauté autochtone de la Saskatchewan, pas très loin de Régina (environ 155 km), elle s’intègre à la deuxième phase du projet de recherche.

 

Le First Nations Community Planning Model (2003, 2e éd.) [modèle de planification communautaire pour les Premières nations] élaboré par la CEU utilise un processus en sept étapes pour dresser un plan communautaire global. Le processus de planification est expliqué à travers l’exemple du cas de Cowessess.

La première étape est la collecte de renseignements de base et de perceptions sur la collectivité pour cerner les éléments qui ressortent comme points forts et points faibles. Une cartographie de différentes variables physiques met en lumière des zones sensibles de développement. Le plan des zones sensibles est comparé à un plan des zones desservies par les services d’aqueduc et d’égout et permet de définir sur des zones potentielles de développement. 

La deuxième étape met l’accent sur la consignation et la compréhension des problèmes qui doivent être résolus et des possibilités dont on peut tirer parti. Des catégories sont établies et pour chacune d’entre elles, les forces sur lesquelles la communauté doit grandir et les défis à relever sont identifiés.

La troisième étape fait l’examen des forces et des enjeux pour cerner les causes profondes et déterminer les conséquences de l’inaction. Les causes sont établies par les membres de la communauté. 

SOURCE : CITIES AND ENVIRONMENT UNIT, DALHOUSIE UNIVERSITY

SOURCE : CITIES AND ENVIRONMENT UNIT, DALHOUSIE UNIVERSITY

SOURCE : CITIES AND ENVIRONMENT UNIT, DALHOUSIE UNIVERSITY

SOURCE : COWESSESS, CITIES AND ENVIRONMENT UNIT, DALHOUSIE UNIVERSITY

SOURCE : COWESSESS, CITIES AND ENVIRONMENT UNIT, DALHOUSIE UNIVERSITY

SOURCE : COWESSESS, CITIES AND ENVIRONMENT UNIT, DALHOUSIE UNIVERSITY

SOURCE : COWESSESS, CITIES AND ENVIRONMENT UNIT, DALHOUSIE UNIVERSITY

SOURCE : COWESSESS, CITIES AND ENVIRONMENT UNIT, DALHOUSIE UNIVERSITY

La quatrième étape détermine une orientation à long terme ambitieuse et appropriée pour la collectivité. La communauté se questionne sur des données important à propos de la qualité de leur milieu de vie qui devraient toujours guider la prise de décision. La vision est suivie d’une résolution du conseil de bande qui appuie la vision.

 

Au travers le processus, des plans d’action sont révisés, les enjeux sont mis à jour. Mais la vision ne change jamais.

SOURCE : COWESSESS, CITIES AND ENVIRONMENT UNIT, DALHOUSIE UNIVERSITY

La cinquième étape traduit la vision, les enjeux et les valeurs en un plan directeur pour que des interventions concertées soient faites sur les plans des politiques, de l’administration, des domaines d’action prioritaires et des améliorations physiques.

 

Le plan de structure se lie en trois idées; d’une part, les Infrastructures de base soit les routes, parc, service; d’autre part, par la concentration et intensité des usages communautaires et finalement par les espaces publics partagés connectés par des espaces verts.

SOURCE : COWESSESS, CITIES AND ENVIRONMENT UNIT, DALHOUSIE UNIVERSITY

La sixième étape est celle de l’élaboration d’une stratégie de mise en œuvre et détermination des projets prioritaires. Elle met sur pied les ressources nécessaires à la réalisation les projets. Le plan de structure se transforme en plan de développement et indique de quelles façons Cowessess devrait se développer pour répondre à sa vision, ses défis et ses enjeux. Il sert ainsi de guide au développement de nouveaux projets, aux bâtiments communautaires et au développement de nouveaux programmes et politiques.

 

L’objectif du plan est de minimiser l’extension des services, de valoriser les espaces de rassemblement et d’augmenter les connectivités au sein des communautés. Les images se veulent conceptuelles afin de servir comme un point de départ pour stimuler les discussions et imaginer les possibilités. Pour établir le plan d’action comme une réalité dans la communauté, des projets de départ donnent une direction et servent de modèle sur la façon de se servir du modèle.

Faciliter les opportunités pour une communication ouverte, honnête et qui mène à la transparence du gouvernement. Un projet de rencontre dans les lieux de rassembler s’implanterait afin de discuter du plan d’implantation.

 

Passer et enseigner la culture, langue, traditions des ainés aux plus jeunes. Un

programme d’immersion de la langue à l’extérieur de l’école pourrait le permettre.

SOURCE : COWESSESS, CITIES AND ENVIRONMENT UNIT, DALHOUSIE UNIVERSITY

Focuser sur la santé de la communauté, le bien-être et l’harmonie de la communauté. Des livres de recettes pourraient être créés ainsi que des classes de groupe sur l’importance d’une saine alimentation.

 

Protéger l’environnement, construire sur les forces existantes et célébrer les succès. Le projet de rénovation du mini-mail pourrait en faire un lieu de rencontre important et augmenter le trafic commercial de la communauté. Le projet pourrait se concrétiser par la plantation d’arbres et l’addition de végétation pour réduire la poussière, créer de l’ombre, environnement extérieur agréable, l’ajout d’une allée couverte pour un petit marché ainsi qu’une grande terrasse pour s’assoir à l’extérieur, se rencontrer. 

SOURCE : COWESSESS, CITIES AND ENVIRONMENT UNIT, DALHOUSIE UNIVERSITY

Créer des habitations, connecter les membres entre eux. Option pour l’accès à la santé. Renforcer les connexions dans la communauté par l’aménagement de chemins de randonnée.

 

Opportunité de se rencontrer, promouvoir la santé et engager les jeunes. La couverture de l’anneau extérieur pourrait donner la possibilité à de nouvelles activités de s’y tenir. La structure légère couverte servirait de protection durant l’hiver. Cette toiture pourrait être retirée en été pour découvrir la structure. L’utilisation de matériaux et de savoir local pour la construction seraient privilégiés. 

SOURCE : COWESSESS, CITIES AND ENVIRONMENT UNIT, DALHOUSIE UNIVERSITY

Évaluation de l’impact des projets individuels, de l’ensemble des effets de la planification et révision continue du plan. Pour chacune des zones d’action, des indicateurs de succès à mesurer sont établis et à mesurer une fois par année. 

SOURCE : COWESSESS, CITIES AND ENVIRONMENT UNIT, DALHOUSIE UNIVERSITY

Changement :

 

La méthode comportait dans sa première édition 8 étapes qui étaient publiées séparément. Ainsi, l’achèvement de chacune de ces étapes se concrétisait par la publication d’un livre qui pouvait aussi être consulté comme ouvrage unique. Depuis, la méthode a été réduite à 7 étapes qui sont maintenant publiées dans un livre unique. On sent toutefois encore le séquencement entre les étapes qui limite les allées retours entre les échelles.

 

Pertinence :

 

Tous les intervenants interviewés, en particulier chez les Premières nations qui ont participé au projet pilote, croient qu’il existe un besoin de planification globale qui incite à la prise en charge et à la participation communautaires. Un des constats principaux est que la planification globale contribue à améliorer la gouvernance et l’autosuffisance dans les collectivités des Premières nations.

 

Rendement :

 

La conception du projet élaboré par la CEU était adéquate et offrait un modèle de planification efficace et interactif qui, avec l’aide d’un champion du plan rémunéré, a favorisé la mobilisation communautaire générale. Toutefois, certaines collectivités se sont dites préoccupées par le fait qu’elles n’ont pas pu participer à la conception du projet, que la planification n’allait pas plus loin que les limites des réserves et qu’elle était trop centrée sur l’infrastructure matérielle et pas suffisamment sur les grandes questions sociales et économiques.

 

La CEU n’a pas traité des enjeux d’égalité entre les sexes, notamment les besoins différents des femmes et des hommes dans la planification et les répercussions possibles de la mise en œuvre sur les hommes et sur les femmes.

 

Beaucoup de collectivités se sont dites inquiètes de l’absence de soutien financier de la région de la Saskatchewan pour la mise en œuvre des projets et des priorités définis dans les plans. Les collectivités qui se sont jointes à la phase 3 ont exprimé avoir un délai de temps insuffisant pour mener à bien le processus de planification et de mise en œuvre.

 

Efficacité :

 

La majorité des collectivités utilisent les plans qui ont été élaborés et presque toutes ont mis en œuvre au moins une des initiatives définies dans le plan.

 

Résultats inattendus:

 

En favorisant la participation collective, le processus a incité des membres de la collectivité qui ne se seraient pas intéressés à la planification à prendre part au projet. Toutefois, le projet pilote a suscité des attentes pour que les projets décrits dans les plans soient mis en œuvre rapidement, des attentes qui ne sont pas réalisées

SOURCE : CITIES AND ENVIRONMENT UNIT, DALHOUSIE UNIVERSITY

SOURCES : 

 

- CITIES ANS ENVIRONMENT UNIT, DALHOUSIE UNIVERSITY

- COWESSESS (2008) CEU, DALHOUSIE UNIVERSITY

- MINISTÈRES DES AFFAIRES AUTOCHTONES ET DU DÉVELOPPEMENT DU NORD(https://www.aadnc-aandc.gc.ca/fra/1327066288855/1327066716342 )

- PASQUA (2009) CEU, DALHOUSIE UNIVERSITY

SOURCE : PASQUA FIRST NATION, CITIES AND ENVIRONMENT UNIT, DALHOUSIE UNIVERSITY

SOURCE : PASQUA FIRST NATION, CITIES AND ENVIRONMENT UNIT, DALHOUSIE UNIVERSITY

SOURCE : PASQUA FIRST NATION, CITIES AND ENVIRONMENT UNIT, DALHOUSIE UNIVERSITY

SOURCE : PASQUA FIRST NATION, CITIES AND ENVIRONMENT UNIT, DALHOUSIE UNIVERSITY

SOURCE : PASQUA FIRST NATION, CITIES AND ENVIRONMENT UNIT, DALHOUSIE UNIVERSITY

SOURCE : PASQUA FIRST NATION, CITIES AND ENVIRONMENT UNIT, DALHOUSIE UNIVERSITY

SOURCE : PASQUA FIRST NATION, CITIES AND ENVIRONMENT UNIT, DALHOUSIE UNIVERSITY

SOURCE : PASQUA FIRST NATION, CITIES AND ENVIRONMENT UNIT, DALHOUSIE UNIVERSITY

SOURCE : PASQUA FIRST NATION, CITIES AND ENVIRONMENT UNIT, DALHOUSIE UNIVERSITY

SOURCE : PASQUA FIRST NATION, CITIES AND ENVIRONMENT UNIT, DALHOUSIE UNIVERSITY

SOURCE : PASQUA FIRST NATION, CITIES AND ENVIRONMENT UNIT, DALHOUSIE UNIVERSITY

SOURCE : PASQUA FIRST NATION, CITIES AND ENVIRONMENT UNIT, DALHOUSIE UNIVERSITY

SOURCE : PASQUA FIRST NATION, CITIES AND ENVIRONMENT UNIT, DALHOUSIE UNIVERSITY

SOURCE : PASQUA FIRST NATION, CITIES AND ENVIRONMENT UNIT, DALHOUSIE UNIVERSITY

SOURCE : PASQUA FIRST NATION, CITIES AND ENVIRONMENT UNIT, DALHOUSIE UNIVERSITY

SOURCE : PASQUA FIRST NATION, CITIES AND ENVIRONMENT UNIT, DALHOUSIE UNIVERSITY

SOURCE : PASQUA FIRST NATION, CITIES AND ENVIRONMENT UNIT, DALHOUSIE UNIVERSITY

SOURCE : PASQUA FIRST NATION, CITIES AND ENVIRONMENT UNIT, DALHOUSIE UNIVERSITY

Le projet de la première nation Pasqua constitue un bon exemple d’application de la méthode Dalhousie.

La première étape constitue la collecte de données historiques et de renseignements généraux. On retrouve la position géographique de la communauté de Pasqua, soit à 60 km au nord-est de Regina.

L’étude des renseignements généraux présente les moments clés dans la transformation de la communauté, notamment le fait qu’en 1906, une grande majorité du territoire de la communauté a été vendu par le gouvernement canadien. De plus, les données démographiques présentent la jeunesse de la population et le niveau d’éducation de la communauté. La carte du règlement présente la répartition du bâti spécialisé sur le territoire possédant 143 maisons sur la réserve afin de comprendre les polarités.

La première étape inclut aussi l’analyse par la succession de couches de cartes sensibles. Elles permettent un regard rapide sur la composition du territoire, notamment la conservation d’une zone tampon de 30 mètres le long de cours d’eau afin de préserver l’intégrité écologique. L’étude relative au cours d'eau permet de comprendre les espaces susceptibles d’être approvisionnés de manière naturelle par les flux d’apport en eau potable. La carte sur la topographie présente les secteurs où la dénivellation est très prononcée pour y ériger du bâti, notamment les secteurs orangés où la pente est supérieure à 15%. Enfin, l’espace brunâtre foncé sur la carte des sols illustre une terre fertile pour la production agricole à conserver. Ainsi, la succession des couches reflète les valeurs de la communauté afin d’optimiser la pérennité du développement futur.

La juxtaposition de la carte des zones de services à celle des zones sensibles démontre le secteur potentiellement urbanisable et profitable pour la communauté. 

 

La deuxième étape présente les forces et enjeux de la communauté afin d’aider à cibler les réflexions.

L’arbre contribue à déterminer les causes profondes de chacun des enjeux. À titre d’exemple, le manque d’argent et de transmission des connaissances engendrent une perte de spiritualité et des apprentissages de la connaissance culturelle. Ainsi, une solution à préconiser serait l’ajout d’une offre en camp culturel, la mise en place de cercles de danses, bonfier l'offre de cours de langue autochtone ainsi que favoriser l’artisanat et la place de l’art au sein de la communauté.

L’étape de la vission permet de cibler la ligne directrice à suivre à long terme pour la communauté de Pasqua.

La mise en place d’un cadre d’action permet d’établir schématiquement les prochaines étapes dans le développement de la communauté. Ainsi, les lieux de rencontres (en vert) s’inscrivent à proximité des services existants. Les chemins pointillés démontrent l’intérêt d’améliorer les liens et accès pour les piétons.

La stratégie de mise en œuvre présente la traduction du cadre d’action en plan d’aménagement, présentant l’existant en noir et les propositions en gris.

Le plan d’aménagement est travaillé à différentes échelles afin de présenter plus précisément les fonctions à ajouter pour compléter les fonctions existantes.

Le plan de mise en œuvre se traduit par 6 enjeux qui seront illustrés en intentions avec les membres de la communauté.

 

Il est à noter que la stratégie de l’éducation sera implantée à travers les autres enjeux en offrant des opportunités d’apprentissage.

La santé et le bien-être se traduisent par la conception de lieu de conférence et de retraite en relation avec le territoire construit par la communauté. Le Pow Wow Arbor s’implante ici sur le plateau, offrant des vues sur le lac Pasqua et la vallée. L’espace proposé se traduit comme un lieu pour honorer et partager les traditions, la culture et la langue. Le Pow Wow vise aussi la diffusion des richesses de la communauté aux visiteurs par la mise en place d’un espace ayant un rayonnement régional.

La stratégie d’habitation et d’infrastructure explique les grandes lignes pour la composition des futurs bâtiments, notamment l’utilisation de ressources locales et de précédents culturellement significatifs. L’image « avant-après » illustre l’importance du verdissement et de l’aménagement afin d’améliorer le sentiment d’appartenance du propriétaire. La stratégie comprend l’importance d’inclure l’aménagement paysager dans l’ensemble des projets. Cet objectif vise aussi à rendre les membres de la communauté davantage fiers par rapport à leur habitation et améliorer leur sentiment de privauté. Il est primordial que le choix de la végétation soit local et sans entretien. Il est souhaité de planter dans le secteur résidentiel et communautaire.

La stratégie relative au sentiment d’appartenance à la communauté se traduit par la mise en place d’un centre communautaire ouvert sur l’extérieur, offrant des services traditionnels et modernes à la population locale. Ce lieu vise à impliquer la communauté dans les décisions, dans les réussites des membres et dans la création d’événements variées.

La stratégie relative à l’environnement et l’économie propose de favoriser l’agriculture locale afin d’offrir à la communauté une production d’aliments frais et sains. En plus de contribuer à la création d’emplois, cette activité permet aux membres de faire de l’exercice extérieur tout en retrouvant la connexion culturelle avec la terre.

 

La communauté prévoit l’implantation de trois jardins aux fonctions distinctes. Le premier serait pour le marché de la bande. Il serait central et à proximité des cuisines. Le deuxième, entre l’école et le centre pour personnes âgées, contribuerait aux partages des connaissances à travers les générations. Enfin, le troisième se situerait à travers le tissu résidentiel pour être davantage accessible pour les membres de la communauté.

La stratégie associée à la récréation et aux loisirs vise la mise en place d’un réseau de sentiers sécuritaires à travers le territoire afin d’encourager les saines habitudes de vie et supporter les activités de la communauté.

Le suivi du projet sera mesuré par une grille d’évaluation et par le biais d’entrevue avec les membres de la communauté.

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